[Informatique] Les virus de l'ordi - Chronologie d'une attaque

 Les virus de l'ordi - Chronologie d'une attaque
Le parasite vient d'infecter votre ordinateur!

Le signe de l'infection? C'est bien simple, ça fait un 1/4 d'heure que vous tentez désespérément de maîtriser le déplacement du curseur sur l'écran qui semble se moquer éperdument des arabesques que vous imposez à votre souris sur le tapis d'ordinateur. Très énervant... mais finalement pas très grave. Car il y a bien plus dangereux parmi les bestioles qui circulent sur Internet. Celles par exemple qui s'attaquent aux performances de l'ordinateur: la machine est ralentit, sa mémoire est occupée (ce qui peut gêner ou interdire l'exécution de certaians programmes), le disque dur se remplit inutilement. Les plus agressives iront jusqu'à effacer purement et simplement l'ensemble des données du disque dur. Et puis i y a celle qui n'occassionnent aucun dégât à l'ordinateur infecté (au pire, elles ralentissent très légerement la configuration), mais l'utilisent pour mettre en péril d'autres cibles. Votre machine sert à lors de relais à une attaque de grande envergure contre un sitre très fréquenté (Microsoft par exemple). C'est ainsi que certain vers mettent à genoux les serveurs de messagerie du faite de l'augmentation très importante du trafic e-mail engendré par leur grande diffusion.

Comment est-il entré?
D'un simple clic! Vous avez d'abord reçu un message intrigant d'un de vos amis accompagné d'une lettre en pièce jointe intitulée "Je pense à toi". Il a suffi ensuite que vous ouvriez ce document pour que le mal se déclenche instantanément sur votre ordinateur. Pas de chance: vous seriez passé à côté de l'épidémie si vous vous étiez contenté de lire le message avant sans toucher à la pièce jointe. Dans la plupart des cas, en effet, l'ouverture de cette pièce jointe reste la condition indispensable à l'infestation. C'est pourquoi les pirates exploitent différentes techniques de suggestion pour inciter les victimes potentielles à ouvrir le document attaché qui renferme le programme malveillant. La méthode habituelle consiste à capter l'attention de la victime par un message lui faisant croire que le fichier attaché est "intérressant": lettre d'amour, photos suggestives d'une star à la moden renvoi d'un document pour correction, méthodes pour gagner de l'argent, vérification d'un numéros de carte bancaire soi-disant égarée et retrouvée, ect. Tout ce qui peut attirer l'attention des internautes dans un domaine quelconque est ainsi mis à profit. Bien souvent, le messag est en anglais, ce qui lui fait perdre de la crédibilité et de l'impact. Toutefois, certain virus comme Netsky sont polyglottes: le message est rédigé en une dizaine de langues, le ver choisissant la bonne langue du message d'après les informations régionnales (langue et disposition du clavier) de Windows.
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# Posté le samedi 14 avril 2007 07:13

Modifié le samedi 15 septembre 2007 09:25

[Informatique] Les virus de l'ordi - Chronologie d'une attaque 2

Comment se reproduit-il?
Dans un premier temps le ver s'installe confortablement dans votre ordinateur. Pour cela, ce programme malfaisant et autonome se copie à un ou plusieurs emplacement stratégiques, de manière à pouvoir exécuter son processus de diffusion à chaque nouveau lancement de Windows. Le ver va ensuite se diffuser à d'autres ordinateurs via nInternet. Dans ce but, il commence par récupérer votre carnet d'adresse e-mail sur le disque dur. Puis il va méthodiquement envoyer à chacun de vos correspondants un message (qui peut même varier d'une personne à l'autre) accompagné d'une pièce jointe infectante (une copie de lui-même). Selon les cas, il vous désigne comme expéditeur de cette misive empoissonnée ou il pioche au hasard une adresse e-mail sur votre liste et se fait passer pour le proriètaire de cette adresse. Ces envois exploitent en général le serveur d'encois d'e-mails (serveur SMTP) de votre fournisseur d'accès. Mais certains vers, par souci d'efficacité, font appel à leur propre serveur SMTP.

Quelle est son espèrence de vie?
Lorsqu'un ver commence à se disséminer sur Internet, les centres de recherche des éditeurs d'antivirus en reçoivent une copie rapidement (quelques heures ou quelques jours au plus), par le biais de leurs propres services d'investigation ou par les soumissions (envois de fichiers suspects) de leurs abonné. En quelques heures à peine, les équipes dédiées à la protection contre les virus individualisent une signature virale, qui n'est d'autre qu'une portion du code du ver, portion non infectante mais qui est caractéristique de ce ver. Cette signature est mise en ligne, afin que les abonnés à l'antivirus de l'éditeur puissent la télécharger pour ce protéger contre ce ver (un peu à la manière d'un vaccin). Pour les vers les plus virulents ou les plus dangereux, les éditeurs d'antivirus mettent aussi en ligne un module capable de purger une configuration infectée. En théorie, l'espérance de vie d'un ver ne devrait donc être que de quelques jours à peine. Mais suite au retard pris par les utilisateurs personnels comme professionnels pour se protéger, l'infection peut se propager beaucoup plus longtemps. Ainsi, dans la liste des virus et vers très actif de l'éditeur Symantec, on trouve quelques menaces conçues en 2001 et 2002, la grande majorité des vers datant cependant de 2003 et surtout de 2004.
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# Posté le vendredi 27 avril 2007 09:45

Modifié le samedi 28 avril 2007 14:23

[Informatique] Les virus de l'ordi - Les créateurs de virus

On imagine souvent un petit génie passant son temps à écrire des lignes de chiffres. Mais qui sont vraiment...
Les créateurs de virus.

Qui se cache derrière ces bombes numériques qui empoisonnent Internet ? Des plaisantins ? Des escrocs ?... En fait, le plus souvent, le cyberinfecteur est un garçon isolé (il n'a presque jamais de fille !), âgé 16 à 20 ans, très branché informatique, et qui passe la quasi-totalité de son temps libre devant l'ordinateur. Voilà pour le cliché. Bien sûr, il existe des contre-exemples. Ainsi le créateur de virus qui se cache sous le pseudo « Virus Blaster » n'est pas un adolescent coupé du monde, mais un Espagnol de 30 ans, marié et père de plusieurs enfants. Reste le plus souvent, derrière les « Vengeur masqué » et les « J'vaitoucasser ! », on trouve on trouve un solitaire qui vit son adolescence par Internet interposé. Toutefois, s'il reste enfermé dans sa chambre, il n'en échange pas moins des idées avec d'autres créateurs de virus via les sites spécialisés, forums et autres conversations en ligne (« chat »).

Le goût de la compétition
Certains créateurs de virus peuvent même s'organiser en bande afin de mettre en commun leur « génie créatif » et de pousser la conception d'un virus dans ses ultimes retranchements. Il arrive alors qu'à la manière des bandes de gangsters qui s'affrontent pour la suprématie d'un territoire, les groupes de virus se fassent la guerre. Ainsi, le ver Netsky s'attaquerait à deux autres vers, Mydoom et Bagle. Le message caché dans la dernière version de Netsky confirme d'ailleurs l'hypothèse d'un conflit entre ces groupes : il annonce la fin d'un combat.

Tous des petits génies de l'informatique ? La plupart, c'est vrai, ont une bonne connaissance de la programmation. Et ils perfectionnent leurs techniques en fréquentant les sites underground et les forums qui traitent le sujet. A la clé : didacticiel de création de virus, vers et autres programmes dangereux, en téléchargement du code source documenté de virus, etc. A noter que le niveau général de programmation des virus tend à augmenter, l'efficacité (utilisation conjointe de plusieurs méthodes de dissémination) primant désormais sur l'originalité, qui a longtemps été l'orgueil des créateurs de virus.
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# Posté le samedi 28 avril 2007 14:25

[Informatique] Les virus de l'ordi - Les créateurs de virus 2

Mais tous ces pirates ne sont pas forcément des cracks de l'informatique. Ainsi Jan de Wit, qui a pourtant « créer » le redoutable ver Anna Kournikova qui a mis à genoux de nombreux serveurs de messageries, n'y connaissait pas grand chose. Il avait simplement mis à profit un générateur de vers, comme il en existe beaucoup sur les sites underground, et exploité la popularité et la plastique de la tennis joueuse de tennis russe. En réalité, la création d'un virus ou d'un ver même assez évolué ne demande pas obligatoirement beaucoup de temps. Il faut en effet se rappeler que les virus et vers sont de très courts programmes de quelques kilo-octets à peine.

L'auteur de Perrun, un pseudo-virus qui se cache dans les images JPEG, annonce ainsi avoir conçu sa créature en une journée et avoir écrit son code en quatre heures à peine. « J'ai eu un vrai moment de bonheur lorsque Perrun a fait la une des médias du monde entier. » Voilà comment se justifie Alcopaul, 21 ans, vivant aux Philippines. Sa principal motivation : devenir célèbre à travers sa créature. Sentir un instant les projecteurs du monde entier braqués sur sa petite personne, parce qu'il a été désigné par les spécialistes comme le pirate de génie du moment. « Les éditeurs d'antivirus sont comme les Oscars [...], poursuit Alcopaul. Une fois que votre virus ou autre figure dans leurs descriptions, vous vous sentez reconnu pour le talent que vous avez. » Il faut tout de même dire que cette « célébrité » ne s'est pas faite par hasard, Alcopaul en personne ayant transmis une version un peu modifiée de Perrun aux différents éditeurs d'antivirus (et en particulier à McAfee qui l'a fait connaître.

Un autre but des créateurs de virus, qui revient souvent et se veut noble et altruiste, consiste à programmer des vers pour mettre au grand jour les failles des logiciels Microsoft. D'ailleurs souvent ces pirates n'ont aucune idée de la portée réelle de leur création en termes de dégâts. Ainsi Jan de Wit, Néerlandais de 20 ans auteur du ver Anna Kournikova, a déclaré à son procès : « Je n'avais pas l'intention de faire du mal à qui que ce soit. » L'auteur voulait simplement prouver que le logiciel Microsoft Outlook était poreux « comme une passoire ». De même, selon les enquêteurs qui ont interrogé le jeune Allemand de 18 ans créateurs présumé de Sasser et Netsky, « le lycéen n'a pas pensé un instant aux conséquence ni aux dégâts ». Des dégâts qui se chiffrent parfois en millions d'euros : panne centrale des réservations de trains, ralentissement d'un atelier industriel, etc.
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# Posté le samedi 28 avril 2007 14:27

Modifié le lundi 30 avril 2007 11:38

[Informatique] Les virus de l'ordi - Les créateurs de virus 3

Chasse aux grosses têtes
Pour peu que la bestiole remporte un certain « succès » et fasse la « gloire » de son auteur, celui-ci devient alors illico un délinquant recherché par la police. David L. Smith, cet américain d'une trentaine d'années auteur de Melissa, a ainsi écopé de 20 mois de prison assortis d'une surveillance de trois ans pendant lesquels il n'a pu utiliser ni ordinateur ni Internet, le tout encore assorti de 100 heures de travaux d'utilité publique et d'une amende de 5 000$. Et il ne s'agissait pourtant d'une peine « allégée » du fait de sa collaboration avec le FBI, la peine d'emprisonnement ayant pu autrement monter à 10 ans . Simon Vallor, un Britannique de 22 ans auteur des virus Gokar, Redesi et Admirer, a écopé pour sa part de deux ans de prison. Jan de Wit, auteur du virus Anna Kournikova, a bénéficié d'une peine plus légère : 150 heures de travaux d'utilité publique. Il arrive souvent, toutefois, qu'à l'issue de leur peine les créateurs de virus soient engagés par des sociétés de sécurité. Histoire d'exploiter les connaissances de ces programmeurs en matière de failles de sécurité et de méthodes de disséminations massive pour nous protéger d'attaques plus vicieuses.

De plus en plus d'escrocs et de mafieux
Car tous les auteurs de virus ne sont pas de sympathiques inconscients en mal de reconnaissance. Une nouvelle catégorie plus inquiétante, dont la seul motivation est le profit, est apparue récemment. C'est le cas de cet Italien, vivant à Caracas, au Venezuela, et arrêté il n'y a pas longtemps. Ce pirate escroc avait créé un ver qui appelait un numéros de téléphone surtaxé, dont il en était bien sûr le bénéficiaire. En quatre jours à peine, ce sont près de 58 000 minutes de connexions qui ont été facturées, soit plus de 100 000 ¤ ! Et il ne s'agissait que d'un début, ce pirate ayant projeté de gonfler son installation de 30 à 120 lignes téléphoniques. Des groupes mafieux seraient également à l'origine de certaines attaques afin d'extorquer de l'argent, soit par récupération des coordonnées bancaires et des mots de passe des utilisateurs, soit en faisant du chantage auprès de grosses sociétés...
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# Posté le lundi 30 avril 2007 11:41